Dans les années 1910, au plus fort des heures prospères du secteur agricole du Congo-Belge, il a été créé une Direction Générale de l’Agriculture. La politique coloniale consistait alors à fournir aux industries métropolitaines des matières premières d’origine agricole dont elles avaient besoin.
Cette Politique a apporté des avantages au secteur agricole à travers les missions de la Direction Générale de l’Agriculture qui consistaient essentiellement en deux points à savoir :

  • Développer la culture d’exportation des produits agricoles en général et en particulier le cacao, le café, le caoutchouc, le coton, le bois, l’huile de palme, le thé et le quinquina ;
  • Contribuer à l’amélioration du Produit Intérieur Brut (PIB) de la colonie.

Pour réaliser cette mission, la Direction Générale de l’Agriculture utilisa une stratégie agricole d’appoint  ayant pour but six piliers qui sont :

  1. Crédit aux agriculteurs ;
  2. Fourniture d’intrants agricole et vétérinaire ;
  3. Culture imposé ;
  4. Ouverture et entretient de route de déserte agricole ;
  5. Recherche agronomique ;
  6. Paysannerie.

A l’accession du pays à l’indépendance, la mission du Ministère de l’Agriculture a varié selon les objectifs de chaque gouvernement et a parfois englobé plusieurs activités dont la production agricole, la chasse, la pêche, la pisciculture, la sylviculture, la police sanitaire des animaux domestiques et de développement communautaire.
Ayant son siège national dans la ville de Kinshasa, le Ministère de l’Agriculture (Cabinet du Ministre et le Secrétariat Général) se situe dans la commune de la Gombe, plus précisément au croisement du Boulevard du 30 Juin et de l’avenue Batetela.
Les missions actuelles du Ministère de l’Agriculture sont consignées dans l’ordonnance n°20/017 du 27 mars 2020 fixant les attributions des ministères et se présentent de manière spécifique comme suit (assurer) :

  • La production agricole et l’autosuffisance alimentaire ;
  • La planification des objectifs nationaux de production dans les domaines de l’agriculture et de l’agroforesterie ;
  • La promotion et l’encadrement des associations et coopératives agricoles ;
  • La conception, l’exécution, le suivi et l’évaluation des programmes et projets de développement agricole ;
  • La promotion des produits de l’agriculture destinés à l’alimentation intérieure, à l’industrie nationale et à l’exportation ;
  • La surveillance phytosanitaire et la gestion de la quarantaine végétales à l’intérieur du pays et aux postes frontaliers et mise à jour permanentes des mesures réglementaires y relatives ;
  • L’orientation et l’appui des opérateurs économiques intéressés à investir dans les secteurs de l’agriculture vers les sites à hautes potentialités de production, de manière à minimiser les coûts d’exploitation ;
  • La collecte, l’analyse et la publication des données statistiques agricoles sous forme d’annuaire.

De 1960 à aujourd’hui, plusieurs ministres ont défilé à la tête de cet important secteur. En effet, il faut compter pas moins de :

  • 54 ministres (titulaires et intérimaires) ;
  • 11 Secrétaires Généraux (titulaires et intérimaires).